Social Mask explore les multiples visages que l’on porte pour exister dans le regard des autres. À travers une composition vibrante et expressive, Esther Cohen transforme le portrait en terrain émotionnel mouvant, où identité réelle et image projetée se confondent.
Le visage central apparaît fragmenté par des couleurs intenses — rouges profonds, jaunes électriques et verts vibrants — qui traduisent des émotions simultanées et parfois contradictoires. Les lignes fluides et les formes entremêlées dissolvent les contours traditionnels du portrait, comme si le visage lui-même était en constante transformation.
Les coups de pinceau instinctifs et les superpositions de matière créent une sensation de mouvement intérieur, révélant la tension entre ce qui est montré et ce qui reste caché. Derrière l’énergie visuelle de l’œuvre se dessine une réflexion plus intime sur les mécanismes de protection, d’adaptation et de représentation sociale.
Avec Social Mask, Esther Cohen interroge cette façade que chacun construit consciemment ou non pour être accepté, compris ou protégé. Le masque social n’apparaît pas ici comme une illusion artificielle, mais comme une couche émotionnelle complexe, façonnée par l’expérience, la peur du rejet et le besoin de connexion.
L’abstraction permet au spectateur de projeter sa propre lecture dans l’œuvre, transformant le visage en miroir émotionnel universel. Une pièce contemporaine et profondément humaine, où la couleur devient le langage silencieux de ce qui se joue derrière les apparences.